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01/04/2026
Lecture : 3 min
Veille légale RH - Mars 26 : Ce qu’il faut retenir
Experte GTA Mid Market
Le mois de mars confirme une tendance de fond : les juges resserrent l’encadrement des pratiques RH, en particulier dès qu’il s’agit d’organisation du temps de travail ou d’outils de suivi.
Dans le même temps, la directive européenne sur la transparence salariale entre dans une phase de préparation plus concrète, ce qui pousse les entreprises à structurer dès maintenant leurs politiques de rémunération.
Contrats intermittents, géolocalisation, égalité salariale : trois sujets qui, chacun à leur niveau, posent la même question : celle de la formalisation et de la preuve.
Au sommaire :
🔎 Deux jurisprudences à la loupe, sur le formalisme du contrat de travail intermittent et les limites de la géolocalisation,
🔎 Une actualité législative à suivre, avec la directive transparence salariale,
🔎 Et, comme toujours, nos repères pour sécuriser vos pratiques avec Asys.
Deux jurisprudences à la loupe
Travail intermittent : un formalisme strict sous peine de requalification
Cass. soc., 11 mars 2026, n° 25-10.016
Le contexte de la décision
Deux pourvois joints portaient sur des contrats de travail intermittent dont les modalités d’organisation du temps de travail étaient insuffisamment définies. La question posée à la Cour était celle des conséquences de l’absence de mentions obligatoires.
La décision rendue
La Cour de cassation rappelle, sur le fondement de l’article L. 3123-34 du Code du travail, que le contrat de travail intermittent repose sur un formalisme impératif. Il doit mentionner précisément :
- les périodes travaillées et non travaillées,
- la répartition des horaires au sein de ces périodes.
En l’absence de définition de ces périodes dans le contrat, celui-ci doit être requalifié en CDI de droit commun à temps plein. L’intermittence ne peut pas servir à compenser une organisation du travail imprécise ou évolutive.
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Géolocalisation : un usage strictement encadré
Cass. soc., 18 mars 2026, n° 24-18.976
Le contexte de la décision
La décision porte sur un dispositif de géolocalisation utilisé pour contrôler la durée du travail de salariés itinérants. Le litige portait sur la licéité de ce suivi au regard du respect des droits et libertés des salariés.
La décision rendue
La chambre sociale réaffirme que la géolocalisation n’est licite pour contrôler le temps de travail que si aucun autre moyen, même moins efficace, ne permet un contrôle objectif, fiable et accessible.
Elle confirme ainsi une jurisprudence constante : la géolocalisation reste un outil subsidiaire et encadré, sans consacrer pour autant un droit général de l’employeur à suivre les déplacements de ses salariés.
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Actualité sociale ou législative à ne pas manquer
Directive transparence salariale : une phase de préparation avant transposition
Directive (UE) 2023/970 du 10 mai 2023 - échéance de transposition au 7 juin 2026
Ce qui est en préparation
La directive européenne sur la transparence salariale doit être transposée en droit français d’ici le 7 juin 2026. La période actuelle correspond à une phase de préparation active, avec des travaux en cours sur son articulation avec les dispositifs existants, notamment l’Index égalité femmes-hommes.
Les impacts opérationnels pour les directions RHLe texte introduit plusieurs obligations structurantes dont les modalités concrètes sont en cours de discussion :
Ces évolutions marquent un changement de logique : la politique salariale doit désormais être explicable et objectivable. |
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Mars 2026 : Que retenir de l’actualité sociale ?
La Cour de cassation rappelle d’abord que le travail intermittent ne tolère aucune approximation : sans définition précise des périodes et des horaires, le contrat bascule en temps plein. Elle encadre ensuite strictement l’usage de la géolocalisation, en réservant son recours à des situations limitées et dûment justifiées.
Enfin, la directive transparence salariale fait entrer les entreprises dans une phase d’anticipation concrète, où la question n’est plus seulement de respecter le principe d’égalité, mais de pouvoir le démontrer.
Un même fil conducteur se dessine : des pratiques RH formalisées, traçables… et défendables.
